Chiens, loups et chiens-loups: un bon chien de garde, c'est irremplaçable

vendredi 8 février 2008

un bon chien de garde, c'est irremplaçable

Surtout dans un pays où tout s'est effondré côté "autorité publique" et "services publics"...

Qu'on se le dise: le garde du corps de ma femme, c'est pas un gringalet!

Comme certains lecteurs de ce petit blog canin le savent déjà, mercredi soir, je suis rentré après 13 jours d'hôpital, dont 2 jours aux urgences. 2 hôpitaux différents pour une même situation, étrange, non? Je tairai le premier, hôpital public de l'agglomération de Charleroi et surtout boucherie indigne. Et je dirai qu'au moins à Saint-Joseph à Gilly, on m'a très bien soigné. Avec compétence et humanité. Pour l'anecdote, on a dû se débrouiller pour y aller nous-mêmes, le premier hôpital refusant d'effectuer le transfert.. Hélas, il n'y a pas qu'en matière de soins de santé que la région pose problèmes. La sécurité à Charleroi est celle de Chicago à l'époque d'Al Capone. Sauf que la police y est beaucoup moins nombreuse, quasiment désarmée, et de toute manière réduite à l'impuissance par les lois pro-délinquants que ne cessent de promulguer nos "élus." En dehors des crimes crapuleux, viols, trafics en tout genres, il y a aussi les vols, incessants.


En plus, bandits et toxicos s'introduisent par tous les moyens dans nos hôpitaux. Le service de chirurgie où je me trouvais venait d'avoir eu quelques "visites" du genre, la dernière étant la veille de mon arrivée.
Le 3ème soir, me trouvant immobilisé, sous morphine et baxter, pendant que ma famille venait me rendre visite, ma femme avait repris dans ma chambre ce qui s'y trouvait donc en danger - documents personnels & clés diverses. Et ma chère épouse avait tout placé dans la camionnette en attendant de repartir.. camionnette avec alarme, garée devant la porte de l'hôpital, sur un parking avec garde.. en redescendant une heure plus tard, elle la retrouva cambriolée.. tous mes documents & clés volés.. et personne n'avait rien vu ni entendu, bien sûr.
D'après un infirmier du service "scanner" où je passais au matin, lui aussi récente victime d'un pareil vol (pour lui piquer son écharpe..), il y avait eu 13 vols du genre dans les jours précédents. Et de tout mon séjour, de mon lit à côté de la fenêtre, je n'ai pas vu l'ombre d'un képi de police dans le coin..
Quand à l'absence de témoins de notre vol, comme me le dira un vieil ami venu en visite un autre jour, quand on voit la tête des bandes de "jeunes" et autres "chances pour le pays" qui traînent parfois dans le hall d'entrée, on préfère détourner la tête.. Je ne m'étendrai pas sur le contact téléphonique avec la police suite à la découverte de notre nouveau pépin : dans une ville où il y a tant de cas quotidiens et quasiment aucune patrouille, vous savez ce qu'il en est.

Ensuite, pour ma famille, devoir vivre dans une maison dont on savait que des bandits avaient les clés, même si entre-temps les serrures avaient bien entendu été changées... vous comprenez ce que ça veut dire, avoir un bon chien de garde, un bon gros, bien vivant, bien dissuasif, un dont on comprend rien qu'à le voir qu'en cas de pépin, l'enclos ne le retiendra pas longtemps.

Dans notre pauvre pays, le système de police publique est volontairement mis à mal par le pouvoir politique. Mais aussi le système de soins de santé - de l'ambulance jusqu'à l'hôpital. Et nombre de lois sont votées pour empêcher l'honnête citoyen de s'en sortir... Dans ce pays devenu fou, on n'a pas le choix, il faut être prêt, équipé pour tout, pour se soigner comme pour se protéger. Je suis très heureux que nous ayons ce bon gros chien-loup, et du matériel médical personnel aussi. C'est terrible d'être tombés aussi bas, alors que la Belgique était un si chouette petit pays...

Tenez, 2 exemples récents de cette décrépitude de notre pays, exemples auxquels j'ai participé.

Octobre 2007, nous roulons sur la nationale Beaumont-Dinant. Peu après la sortie de Philippeville et avant le rond-point vers Florennes, juste devant nous, une voiture fait une sortie de route et se retrouve sur le flanc en contrebas, dans les champs. Miracle pur, les piquets de clôture des champs ont pris l'arrière et l'avant mais pas l'habitacle. Et vaches et taureau ne sont pas venus voir ce qui se passait... Après bien des appels aux 100 & 101, on n'aura jamais eu les pompiers sur place, et la police sera arrivée presque par hasard. C'est avec mon propre matériel de sauvetage (dont une partie m'a été volée dans notre camionnette pendant mon hospitalisation) que j'ai pu aider à extraire les 2 personnes de leur voiture. Le pire? Les pompiers étaient en intervention à un demi-kilomètre de là. J'ai discuté par la suite en semaine avec le commandant en second des pompiers, vieille connaissance, et un copain de la police locale. Ils ne savent rien y faire, on a tout "réorganisé" pour "améliorer" et c'est ainsi que les centraux d'alerte des pompiers, ambulance 100 et police sont séparés en 3. Un à Mons, l'autre à Charleroi et le troisième à Namur. Ils n'ont pas de cartographie informatisée, ni même "papier", reprenant les lieux-dits, les points marquants. Rien. Et ils ne connaissent bien entendu pas la plupart des endroits où on demande un des services de secours de toute urgence. Et le plus dingue dans cette histoire, c'est qu'à Philippeville, à un demi-km d'où nous étions, il y a un grand poste de police (à présent fermé le soir et le week-end grâce à la merveilleuse réforme des polices), un tout nouvel et magnifique arsenal des pompiers avec un veilleur 24/24, et un poste de la Croix Rouge et des ambulances du 100 avec du personnel en veille. Mais pas de numéro pour les appeler directement: il faut passer par de lointains centraux... qui ne connaissent rien aux situations géographiques des accidents.


Et en Flandre, ça n'est guère mieux. On le lit dans la presse flamande, et j'ai pu le constater en pratique. Fin décembre, partant de chez un ami à Mechelen (Malines), juste après la bretelle d'engagement sur l'autoroute E19 vers Bruxelles, un véhicule était sur la bande d'arrêt d'urgence, avec de la fumée sortant de dessous le capot. Je me suis arrêté comme 2 autres, et suis venu avec un extincteur modèle plus gros que le petit gadget des voitures. Qui a déjà vu le turbo d'un diesel s'enflammer sait qu'il faut agir vite et fort pour maîtriser ce genre d'incendie, d'où je ne me contente pas du modèle légalement obligatoire.
L'automobiliste avait déjà appelé pompiers et police, dès les premières fumées. D'autres sont venus avec leurs petits extincteurs. Si on avait eu 4 ou 5 comme le mien, on aurait réussi à étouffer les flammes avant qu'elles ne s'étendent à d'autres parties du compartiment moteur, nottament le turbo. Une demi-heure après, véhicule à moitié brûlé, voilà qu'arrivaient les pompiers. A partir du moment où tous nos extincteurs avaient été vidés, j'avais commencé à faire la circulation et faire reculer les gens - un pneu enflammé qui éclate, ça projette du caoutchouc enflammé assez loin. Ma femme m'a pris en photo à faire la circulation, avec mon gilet orange et un extincteur vide pour faire signe à ces abrutis qui roulaient n'importe comment, s'arrêtaient pour filmer, etc - à 2 reprises, j'ai évité de justesse d'être écrasé par un de ces tarés. Dix minutes après les pompiers, la police arrivait
enfin. Le monsieur aurait été coincé dans son véhicule, il avait tout le temps de brûler vif sous nos yeux. On était à la sortie d'une grande ville, dans la partie la moins désorganisée du pays. Ca situe l'étendue du désastre "Belgique."

Ce matin, un ami d'un proche village nous a raconté une "bien bonne," expliquant pourquoi mon épouse aurait difficile à venir déposer un de nos enfants chez eux : pompiers en action. Une maison a commencé à brûler vers 9h, les pompiers sont vite arrivés, mais citerne vide, et visiblement rien d'accessible localement. Ils ont dû repartir et n'ont pu revenir que vers midi.

Ma conclusion? En Belgique, que vous habitiez en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre, il faut avoir de quoi vous protéger vous-mêmes contre les vols & agressions, contre les incendies, contre les accidents domestiques, et de quoi vous soigner correctement, vous-mêmes. Recréer une solidarité de voisinage et de famille suffisament solide pour faire face aux mauvais coups - solidarité qui n'aurait jamais dû disparaître mais que le bête individualisme matérialiste a fait que... Là, c'est finit, faut plus y compter, faut prendre les choses en main. Ne pas espérer quoi que ce soit des services pour lesquels on vous surtaxe sans arrêt, car même si leurs personnels sont souvent de bonne volonté, "on" les désorganise sans cesse, et volontairement. Car un pays dans le chaos, c'est un pays qui se laisse diriger à la baguette, la peur attirant l'espérance d'une dictature "pour tout restaurer" (tu parles!)

Et pour se protéger, chez soi comme à la rue, un chien de garde bien éduqué et suffisamment puissant pour faire hésiter des candidats cambrioleurs ou agresseurs, c'est incontournable. Et si on sait en entretenir et élever plusieurs, autant avoir alors quelques chiens de différentes races, aux multiples talents. Et suivre les cours de la Croix Rouge, et participer aux journées de prévention des pompiers, de la police, des stages "survival", des arts martiaux. Et sans arrêt, poursuivre l'éducation du chien, l'intégration familiale, "l'imprégnation," histoire qu'on soit bien sa meute à lui et rien d'autre. Et ne faire confiance à aucune promesse politicienne, de quelque bord que ce soit. En dehors d'extorquer des taxes, ils ne sont bons à rien. On vit dans un monde de dingues. Plus je vois ce monde, plus je sais pourquoi j'aime mon chien.

Ces nouvelles & photos étant postées, comme je suis censé rester le plus possible
couché, pour continuer le traitement à domicile, prendre mes cachets, être calme, et tout et tout, je retourne à ma paillasse dans le coin du salon. Ma famille a de toute manière de quoi faire des promenades "sportives," avec notre Elvis.



Et Elvis, il veille, jour et nuit!






2 commentaires:

Arthur a dit…

tout à fait d'accord avec toi; malheureusement, difficile de changer les mentalités...
Je te souhaite un prompt rétablissement et à bientôt sur le net. A+ Arthur

Jacques Vaniperzeel a dit…

et conséquence de cet incendie, le boulanger d'Yves Gomezée n'a plus de maison. Dès hier midi, sa famille et lui étaient "sans domicile," comme on a tous pu le voir au journal télévisé de RTL.
Surprenant, mais il n'y a pas eu la moindre association d'aide aux victimes et autres "sans domicile" à venir s'occuper d'eux. Surprenant non? Comme si en Belgique, il y avait les "bonnes victimes," à savoir les bandits ou les gens d'origine étrangère. Et les "mauvaises victimes," donc .. nous..

oui, c'est sûr, ce pays se déglingue.
J'espère que le boulanger n'avait pas un chien, car souvent dans les incendies, ils deviennent fous de peur et s'enfuient, ou sont oubliés par les services d'incendie.